Les gens en mal de pouvoir d’achat se précipitent dans les magasins « hard discount », les produits de première nécessité y sont bon marché.

Par une journée ensoleillée, je me suis rendu dans un magasin que l’on appelle plus communément Hard Discount de l’enseigne Norma. Ce qui est intéressant de constater au premier abord est un parking suffisamment grand pour que les personnes ne soient pas agacées par les problèmes de stationnement. A l’intérieur, trois allées avec des produits de première nécessité mais pas seulement car l’enseigne propose des promotions sur des produits autres qu’alimentaires et ce, toutes les semaines. Le client n’a que l’embarras du choix sur des produits encore dans leurs cartons et posés sur des palettes. L’essentiel est dans le prix affiché, à un moment ou le pouvoir d’achat des français diminue, le comportement change également.

Au détour d’une allée, je rencontre Hicham : “Je viens une fois par semaine pour acheter des produits laitiers en priorité. Les yaourts, fromages, beurres ont augmenté de 5 à 10 %. Le discount est la solution pour certains produits. Ici, c’est moins cher !! Mais il n’y a pas autant de choix que dans d’autres supermarchés. Mon budget a été amputé par la faute de l’augmentation des prix, alors je viens plus régulièrement chez Norma”.

Je croise Mme Carvalho : “Je viens tous les jours mais c’est une question de prix. Par exemple, pour la viande, je vais chez mon boucher et pour le poisson chez Carrefour et pour le reste, jus d’orange, pâtes, riz, produits frais, je me sers ici. Pour le budget, c’est à peu près 100 euros par semaine. Je fais très attention à mon budget car les prix augmentent mais le salaire reste le même.”

Le comportement des gens a changé sur les hard discounts. Auparavant, il était presque honteux d’aller dans ces enseignes à prix cassés. Or aujourd’hui, je rencontre l’employé, l’ouvrier, le cadre ainsi que des jeunes étudiants avec un budget très serré par mois et le discount est un peu leur bouée de sauvetage alimentaire. Toutes les personnes achetant en hard discount complètent leurs achats dans d’autres grandes surfaces ou chez leur marchand de détail.

D’ailleurs, Norma ne s’est pas trompé sur sa cible puisque l’enseigne propose également un dépliant toutes les semaines dans les boîtes aux lettres ainsi qu’une newsletter. Des produits venant essentiellement d’Allemagne à prix bas mais avec une contrepartie : un personnel polyvalent, payé au smic et avec une amplitude horaire de 8h30 à 19h30. Dans ces conditions, le hard discount en France n’en est qu’à ces débuts d’implantation. D’ailleurs la devise posée au fronton de l’enseigne indique « des prix bas et permanents pour un rapport qualité/prix optimal ».

Azedine Haffar

La rédaction

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