Au début de l’épidémie, la plupart des marchés de France étaient restés ouverts. Depuis maintenant plus d’une semaine, le 23 mars 2020, le Premier Ministre Edouard Philippe avait apporté des précisions quant à l’ouverture ou non de ces marchés en plein-air. Ce qui résulta sur la fermeture de la plupart de ces derniers, sauf si le maire, le préfet, en décidaient autrement.

Seulement, cette mesure a impacté de manière considérable l’activité des maraîchers. Pour se rendre compte plus précisément de la situation, le Lyon Bondy Blog a pris contact avec une productrice de Vaulx-en-Velin, dont l’activité continue. Elle et ses collègues n’ont pas eu d’autres choix que de mettre en place un système de vente direct dans un local, pour éviter le gâchis de l’ensemble de la production récente, ainsi qu’une perte financière trop importante. En effet, ils faisaient habituellement 6 marchés par semaine ainsi qu’une Amap (NDLR : paniers composés de produits agricoles fraîchement récoltés à disposition de consommateurs). Cette alternative a quelques inconvénients. La clientèle touchée est une clientèle moins large, plus de proximité, du fait des mesures de confinement et du système d’attestation. Quant à l’impact financier, notre interlocutrice nous explique qu’il est difficile de se prononcer avec si peu de recul. Elle nous rappelle quand même qu’ils ne compteront pas sur les aides de l’Etat, inexistantes, et salue cependant la réactivité de la mairie de Vaulx-en-Velin ainsi que de la chambre de l’agriculture, pour délivrer les autorisations. Au niveau des normes sanitaires, rien de nouveau, respect des gestes barrières, utilisation de gants, de gels hydro-alcooliques et filtrage à l’entrée du local. C’est avec une vision réaliste des choses que cette productrice rappelle l’utilité de ces mesures, à quel point il était problématique de laisser certains marchés ouverts tellement les règles d’hygiènes n’étaient pas respectées.

Vous pouvez retrouvez la plaquette de ces maraîchers ci-dessous :