Deux ans après la création de sa section féminine, l’Olympique de Vaulx jouait samedi à Chazay pour le compte de la finale de la coupe départementale de football féminin. Devant plus de 300 personnes, les joueuses sont venues à bout du Caluire FF68 à l’issue de la séance de tirs au buts (2-2, 5 tab à 3). 

Après être montées en D1 et avoir remporté la coupe du Rhône et de Lyon en Futsal l’année dernière, les joueuses de l’Olympique de Vaulx-en-Velin s’étaient déplacées ce samedi avec un objectif clair : gagner. 

Pourtant, le match leur a longtemps été défavorable. Étouffées par le pressing de leurs adversaires, les Vaudaises avaient encaissé deux buts avant même le retour aux vestiaires. Elles sont revenues avec de bien meilleures intentions en deuxième mi-temps, et leur capitaine Lebouteiller (formée au Paris Saint-Germain) a sonné la révolte en réduisant le score à l’heure de jeu. 

15 minutes plus tard, Ouledi trompait à son tour la gardienne caluirardes, permettant aux siennes d’accéder à la séance de tirs aux buts… Une parade de Raberin plus tard, la finale tournait à l’avantage de l’Olympique de Vaulx ! 

Après avoir remporté la coupe de Lyon et du Rhône de Futsal et être montées en D1 la saison dernière, les joueuses ont donc accroché un nouveau titre à leur tableau de chasse. Elles ont aussi offert un beau cadeau à leur président et entraîneur Tazghat Fartas, qui fêtait son anniversaire ce jour-là. Nous sommes revenus sur le match avec lui et sa capitaine.

Depuis le terrain ou le banc de touche, comment avez-vous vécu cette finale ? 

Inès Lebouteiller : Déjà, il y avait beaucoup de joie de se retrouver en finale. Pour la plupart des filles, c’était la première fois qu’elles se retrouvaient à ce stade d’une compétition. On avait beaucoup d’envie de jouer, donc la fin du match était forcément une consécration. C’était aussi une grande satisfaction après cette année difficile, avec la crise qui avait empêché les filles de se battre pour la montée. 

Tazghat Fartas : C’était difficile parce qu’il y avait une grosse pression. C’était le premier challenge de ce niveau pour un bon nombre des filles, puisqu’il ne s’agit pas d’un match de championnat mais d’une finale. Il y avait aussi énormément de public, au moins 300 personnes. La première mi-temps a été compliquée parce que Caluire nous a mis la pression d’entrée de jeu. On a rien vu venir et on s’est fait étouffer pendant une quinzaine de minutes. C’est à ce moment qu’on a encaissé deux buts, et qu’on est rentrés à la mi-temps avec un score de 2-0 pour eux.

Avez-vous douté lorsque l’équipe était menée 2-0 à la mi-temps ?

I.L. : La première période était un peu compliquée, on prend deux buts.. On rentre aux vestiaires avec beaucoup de doutes, on ne comprenait pas trop ce qu’il se passait. On n’arrivait pas à se trouver sur le terrain, on ne mettait pas l’impact physique nécessaire… mais après le discours des coaches à la mi-temps, on est revenus sur le terrain avec de l’espoir et l’envie de recoller au score !

T.F. : Pas vraiment, je connais bien mon équipe et si je sais une chose c’est qu’on a un deuxième souffle ! Sur tous les matches pratiquement, on a réussi à accélérer à la fin. Je m’inquiétais un peu quand même, parce que le gazon ne nous a pas aidés : contrairement à Caluire, on a davantage l’habitude du synthétique. A la mi-temps, j’ai fait une petite piqûre de rappel aux joueuses pour leur rappeler l’objectif, en essayant de trouver les mots justes. Heureusement, elles ont décidé de me faire plaisir pour mon anniversaire ! On a survolé le match en deuxième mi-temps, je pense même qu’on aurait pu marquer un troisième but si on avait eu 5 minutes de plus. Après, la gardienne a sorti les arrêts qu’il fallait et la fête a pu commencer.

Vous êtes capitaine de l’équipe, est-ce une fierté ? Quels sont vos objectifs cette année ?

I.L. : C’est sûr que c’est une fierté d’être la capitaine. Comme j’ai joué dans un grand club quand j’étais plus jeune, je pense que le coach m’a fait confiance parce que j’arrive facilement à prendre la parole sur le terrain.  En ce qui concerne le championnat, on sait que l’équipe est capable et mérite de monter en R2 donc c’est l’objectif principal de la saison. Comme l’a dit le coach, la coupe de France c’est du bonus. C’est des matches pour se faire plaisir, où on a l’occasion de jouer des équipes qui évoluent une ou plusieurs divisions au-dessus de nous. On est déjà satisfaites de notre parcours, on est au 3ème tour et on joue une R1 dimanche.. Ce sera du bonus si on gagne, et même si on perd on se sera sans doute fait plaisir sur le terrain !

Déjà trois titres en un peu plus d’un an : êtes-vous heureux d’avoir développé la section féminine ?

T.F. : Oui, c’est un beau cadeau pour le club et pour la ville de Vaulx, trois trophées en un an c’est inédit ! L’objectif  maintenant, c’est de continuer à la développer, on travaille en ce moment sur l’obtention du label féminin.