Le LBB était aux Assises Internationales du Journalisme et de l’Information, à Tours, du 9 au 11 mars dernier. On fait le point sur l’éducation aux médias, notamment des jeunes. Comment faire face à une fausse information dans les réseaux sociaux ? D’autres contenus viendront dans les jours qui viennent.

Les quatre intervenants prévus pour l’atelier : « Comment s’informent les jeunes » n’étaient pas présents. C’est bien dommage. L’atelier se transforme donc en débat avec le public, animé par Fleur De La Haye, journaliste et chef de rubrique actualité au Phosphore. Professeurs, éducateurs et journalistes venants d’un peu partout sont présents dans la salle.

« Dans ma classe CM2 70 % des élèves sont inscrits sur les réseaux sociaux ! »

Le temps passé sur les réseaux sociaux par les jeunes devient le sujet principal du débat.L’inscription sur Facebook exige aux utilisateurs d’avoir au moins 13 ans. Mais les professeurs présents dans la salle constatent que cette règle n’est pas du tout respectée : « Dans ma classe CM2 70 % des élèves sont inscrits sur les réseaux sociaux ! »

Les uns sont effrayés que les jeunes ne vérifient pas les informations et croient les théories du complot. Constat pas forcément partagé par tout le monde : « Je ne doute pas de leur crédibilité. Ils savent remettre en cause les sujets sérieux ».

 

Le débat s’enchaîne sur les espaces de discussions alternatifs. Il est primordial d’observer et d’intervenir sur les forums de jeux vidéo et ceux de Google par exemple. Fleur De La Haye insiste sur le fait qu’il est important que les jeunes n’utilisent pas uniquement comme source d’information les jeunes eux-mêmes : « Il est important que ce soit les adultes (NDLR journalistes) qui écrivent pour les jeunes. »

Fleur De La Haye revient pour nous sur comment les jeunes s’informent et sur son travail au sein de Phosphore.

      ITW-Fleur-de-La-Haye

 

Suite aux évènements de 2015, tout le monde (dans la salle) se retrouve sur le constat de la nécessité d’une « prise de conscience » collective ; et de l’importance de l’éducation aux médias : « Si on ne fait rien, rien ne se passe. »

 

Jelena Dzekseneva

Née en Lituanie et ayant grandi au Kazakhstan, je suis arrivée en France en 2008. Pendant mes études d'anthropologie à Lyon 2, j'ai participé à divers projets associatifs qui m'ont fait venir au LBB en juin 2015.