Classes surchargées, locaux insalubres et absence chronique de professeurs : à Lyon comme dans le reste du pays, les témoignages d’élèves recueillis illustrent une rupture d’égalité territoriale en termes de droit à l’éducation. Alors que la moitié des établissements français ont démarré l’année avec au moins un·e enseignant·e manquant·e. Le syndicat majoritaire des enseignants du second degré (SNES-FSU), rappelle qu’il manquait au moins un professeur dans 53 % des collèges et des lycées sur le millier d’établissements sondés, lors de la semaine de la rentrée.
La préfecture du Rhône oppose une politique de fermeté depuis les revendications portées par cette jeunesse, mobilisée dans un premier temps au Lycée Frédéric Faÿs à Villeurbanne.
Traités comme des enfants irresponsables lorsqu’ils demandent du savon ou une infirmière, ces mineurs subissent pourtant des violences policières, à l’image des graves blessures par LBD infligées à des adolescent·es ou la pratique de clé d’étranglement non réglementé sur une lycéenne de 14 ans à Alençon. Délaissés par les institutions dans leur quotidien scolaire, ces adolescents sont réprimés avec la plus grande dureté dès qu’ils tentent de défendre leur droit à l’avenir.
Trois élèves interrogés par le Lyon Bondy Blog, décrivent cette même réalité : des professeurs non remplacés, des emplois du temps épuisants et des locaux dégradés où le savon manque même dans les toilettes.
Les prénoms des élèves interrogés ont été modifiés
Carmela est élève en terminale générale au lycée Robert-Doisneau à Vaulx-en-Velin
Adija est également élève en terminale générale au lycée Robert-Doisneau à Vaulx-en-Velin
Adija est élève en terminale professionnelle au lycée Marcel-Sembat, à Vénissieux





