Depuis le scrutin du 22 mars 2026, Lyon vit une première cohabitation politique entre la Métropole, dirigée par la droite, et la mairie centrale, restée à gauche. Premier dossier sensible : la rue Grenette, située dans le 2e arrondissement sur la Presqu’île lyonnaise, où la question de la circulation automobile cristallise déjà les attentions. Faut-il rouvrir la rue aux voitures ou maintenir les restrictions mises en place par l’ancienne majorité écologiste ?
Le dossier était déjà au centre des débats pendant la campagne. Il est désormais entre les mains de la nouvelle présidente de la Métropole, Véronique Sarselli. Élue sous l’étiquette Les Républicains (LR), elle a fait de la réouverture de la rue Grenette aux automobilistes l’un de ses engagements phares, promettant de revenir sur l’exclusion des voitures décidée en juin 2025 par l’ancienne majorité métropolitaine.
Mais à Lyon, le pouvoir est désormais partagé. Si la Métropole est compétente en matière de voirie, la mairie centrale, restée à gauche, conserve un droit de regard sur l’aménagement du centre-ville. Reliant les quais de Saône à la place des Cordeliers, la rue Grenette devient ainsi le premier terrain d’expérimentation de cette cohabitation contrainte, où chaque camp doit composer avec l’autre.
Une rue, plusieurs avis !
Dans la rue, les avis divergent. Certains habitants estiment que la réouverture permettrait de désengorger plusieurs axes et de fluidifier la circulation.
Nos journalistes : Olivia GÖRÜR et Tesnim BOURAOUI étaient sur le terrain pour vous :





