Alors que les écologistes se mettent en ordre de marche pour les élections métropolitaines de 2026 à Lyon, l’avenir de Fabien Bagnon apparaît incertain. Figure identifiée de la politique cyclable, l’élu se retrouve à la marge au moment où son camp cherche à recomposer son équipe.
La campagne pour les métropolitaines de 2026 s’ouvre dans un climat de recomposition au sein de la majorité écologiste lyonnaise. Longtemps mis en avant comme le visage de la promotion du vélo et des mobilités actives, Fabien Bagnon n’apparaît plus comme un des premiers visages de la séquence à venir. Cette mise en retrait interroge sur la place accordée à celui qui a incarné une partie des transformations de l’espace public depuis 2020.
Élu au sein de la Métropole de Lyon, Fabien Bagnon s’est imposé comme un symbole de la politique en faveur du vélo, jusqu’à être surnommé « monsieur vélo ». Sa défense d’un partage différent de la voirie, avec davantage de pistes cyclables et une réduction de la place de la voiture, lui a valu autant de soutiens enthousiastes que de critiques virulentes. Ses choix ont parfois cristallisé les tensions autour des chantiers de mobilité, au point d’en faire une cible privilégiée de l’opposition et d’une partie des riverains.
Dans la perspective du scrutin de 2026, les écologistes ont engagé un travail de renouvellement et de redistribution des rôles. Plusieurs figures mises en avant en début de mandat se voient aujourd’hui reléguées à l’arrière-plan, au profit de nouveaux profils issus à la fois du monde militant, associatif et des alliances partisanes. La place plus discrète accordée à Fabien Bagnon peut ainsi être lue comme le signe d’un rééquilibrage interne, destiné à apaiser les polémiques et à élargir la base électorale de la majorité sortante.
Reste à savoir quel sera, à moyen terme, l’avenir politique de l’élu. Sa légitimité repose sur un bilan tangible en matière de mobilités actives, mais aussi sur une image clivante, qui peut apparaître comme un atout ou un handicap selon les territoires et les électorats visés. Entre continuité des politiques menées et adaptation à un contexte électoral plus incertain, la majorité écologiste devra trancher : conserver Fabien Bagnon dans le peloton de tête ou le cantonner au rôle de simple rouleur, loin des projecteurs, comme le suggère la caricature qui l’imagine déjà décroché, se demandant s’il pourra au moins garder son vélo.




